Samedi 28 juillet 2007



Sur,les balcons du lac,quelques toits rouges ,des champs ocres bruns récemment labourés , le cloché bleu d'une église ,les montagnes verts foncées de l'Epine et du Revard encadrent au nord  le  joyau ,la verte  émeraude:Le Lac .
Au sud le Granier, les Belledonnes ,la ville de Chambéry semblent encore dormir ,recouverts d'une douce brume, d' un édredon cotonneux
Qu'elle est verte notre vallée!!!

 

 

Que de verts ,de richesses nous possédons:


 le Comte Vert
Il fut ainsi surnommé en raison d'une armure et d'une livrée de couleur verte qu'il portait lors d'un tournoi à Chambéry.
L'avenue verte
La souris verte

Le vert  est notre couleur ,la couleur de l'herbe,des feuilles des arbres,des mousses,du lichen,des poireaux et des pommes ,des sapins, de nos vignes et de la Chartreuse.

Cette couleur est celle de la quiétude ,du naturel ,de la fraicheur.Comme la nature est la vie ,le vert est  symbole de renouveau ,de continuelle régénération.

Couleur de l'émeraude comme l'est le Lac Du Bourget : le graal ,vase légendaire qui donne à son possesseur une éternelle jeunesse.

« L'oeil et l'âme reposent en ce mélange comme sur un élément simple. On ne veut pas aller au-delà...» Goethe, Traité des couleurs.

Ces paysages verts qui nous sont offerts,quel bonheur de les peindre

 



Yvonne sérieuse au visage pâlot
A pris du papier blanc et des couleurs à l'eau
Puis rempli ses godets d'eau claire à la cuisine.
Yvonnette aujourd'hui veut peindre. Elle imagine
De quoi serait capable un peintre de sept ans.
Ferait-elle un portrait ? Il faudrait trop de temps
Et puis la ressemblance est un point difficile
À saisir, il vaut mieux peindre de l'immobile
Et parmi l'immobile inclus dans sa raison
Yvonnette a fait choix d'une belle maison
Et la peint toute une heure en enfant douce et sage.
Derrière la maison s'étend un paysage
Paisible comme un front pensif d'enfant heureux,
Un paysage vert avec des monts ocreux.
Or plus haut que le toit d'un rouge de blessure
Monte un ciel de cinabre où nul jour ne s'azure.
Quand j'étais tout petit aux cheveux longs rêvant,
Quand je stellais le ciel de mes ballons d'enfant,
Je peignais comme toi, ma mignonne Yvonnette,
Des paysages verts avec la maisonnette,
Mais au lieu d'un ciel triste et jamais azuré
J'ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai.

Guillaume Apollinaire

 

 

par boulon pascale publié dans : couleurs
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